Bien le bonjour, Sorcières et Sorciers d'Internet!

Ça y est, c'est le post de l'année! Il est là, vous ne l'attendiez pas forcément, j'ose l'appeler LE post potterien de l'année! Aujourd'hui, 31 Juillet, juste à temps pour l'anniversaire de Harry.

Si vous avez vu le titre et la vignette, mon effet de surprise est raté... Il n'empêche que c'est avec une certaine fierté que je tiens à vous introduire aujourd'hui à la réalisation que je viens tout juste d'achever : Le Nimbus 2000 de Harry Potter!

En exclusivité pour vous, en avant-première et en couleur, Mesdames, Messieurs, sous vos yeux ébahis... LE NIMBUS 2000!

 

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Nous sommes d'accord, je suis en train d'en faire trop! (Et non, je n'ai pas lésiné sur les photos...) Mais après tout, " c'est pas n'importe quel balai, Harry! C'est un Nimbus 2000!"

 

Tout commence il y a cinq ans (oui, vous avez bien lu) quand en fouillant sur le site Américain Instructables -un site où les internautes proposent librement toutes sortes de tutoriels- je tombe sur ce type, qui n'avait réalisé ni plus ni moins que le Nimbus que Harry reçoit au début de sa première année au collège. J'étais en pleine période potterienne, je campais sur le blog de Mathieu, Mon petit Monde et celui de Harry Potter, bien déterminée à reproduire un maximum de ces objets magiques... je vous laisse imaginer l'état d'excitation dans lequel je suis tombée quand j'ai vu que si, c'était possible de voir aussi grand.

Ni une ni deux, je suis allée en parler à mon père, et on a commencé cette aventure magique, et digne d'un vol en balai, ça je vous le garantis. Laissez-moi, avant de tout vous raconter (je m'y engage par un serment inviolable), rendre à César ce qui est à César : je n'ai pas pu manipuler bois et métal toute seule; avec mes petits doigts, disons que j'ai plutôt l'habitude du carton. Alors un grand merci, là tout de suite, ici même, à mon Papa, de m'avoir donné de son temps, d'avoir mis son amour du bricolage au service de mes impulsions créatrices, et de m'avoir permis de faire, pour un moment, ce vol en balais, cette virée aérienne dans les coulisses des studios Warner. Un grand merci, Papa!

 

 En outre il me faut citer, pour rester juste, ce certain Chiok qui m'a montré en premier que tout était possible avec un peu de volonté ; je vous joins donc le lien vers le site Américain Instructables, où il eut le premier la bonté de partager ses astuces dans un article : https://www.instructables.com/id/How-to-make-a-Nimbus-2000/

Faisons place enfin à ma propre conception du balais; réjouissez-vous, cet article regorge de photos! A mon coup de sifflet, 3...2...1... GO!

 

Il y a cinq ans...

1/ Le Manche

Nous avons commencé par le manche en bois du balais; c'est malheureusement pour cette partie assez complexe que je possède le moins de photos, car c'était la toute première étape et j'étais loin de me douter du résultat final. De plus je n'envisageais pas spécialement de le publier sur le blog! Ci-joint un schéma trouvé bien plus tard qui peut être utile pour se rendre compte des dimensions et des formes.

 

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 J'ai avant tout dû dessiner le manche comme je le voulais, puis l'ai décalqué et reproduit sur deux planches de sapin. Nous avons spécialement acheté deux planches de bois neuves, en sapin. Comme le manche a une forme relativement arrondie, l'épaisseur d'une ne suffisait pas. Ainsi pour augmenter la largeur du manche nous avons pris deux planches de sapin collées l'une sur l'autre. Je résume: j'ai décalqué le manche sur les deux planches de bois et nous avons découpé ces deux planches à la bonne forme. Elles devaient vraiment bien être collées, pour supporter le ponçage intensif à venir! Nous avons donc utilisé des chevilles en bois, enfoncées dans chacune des deux planches, qui les ont maintenues ensemble, et de la colle à bois. Après avoir fait sécher le manche toute la nuit, mon père l'a poncé pour lui donner sa forme définitive, son incurvation et son extrémité si caractéristiques.

 

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2/ La "Tête", première partie

le Nimbus 2000 a cette particularité esthétique d'avoir des branches bien rangées -j'allais presque écrire "coiffées"!- et alignées dans une forme ovale. Il nous fallait donc trouver comment leur donner cette allure. En faire un simple bouquet collé en vrac n'aurait pas été assez soigné. Mais Chiok nous a fourni la réponse : un support en polystyrène.

Pour ce faire, nous avons coupé dans des chutes de polystyrène (car oui, nous avions des chutes de polystyrène) des disques de différentes taille que nous avons collé avec du double face pour leur donner la forme d'une sorte de gros ballon de rugby. Nous l'avions au début recouvert de scotch marron, avec l'idée que nous l'avions terminé. Quelques années de réflexions plus tard, j'ai retiré le scotch car la taille ne me convenais pas et l'ai encore retaillé.

 

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Plusieurs interrogations nous ont barré la route pendant la confection de ces étapes; vous vous doutez bien qu'on ne cesse pas d'un coup un projet bien huilé et programmé à la perfection! Non, ici ce fut un assez gros blocage...

Premier problème à résoudre: Que prendre pour constituer les brindilles du balais? Celles de Chiok ne me plaisaient pas; elles étaient trop épaisses, pas assez naturelles; et dans tous les cas, nous ne possédions rien de tel. Nous avons examiné les arbres et arbustes environnant, pour voir si nous pouvions nous servir de leurs branches, mais rien de transcendant. Nous avons aussi dépiauté un vieux store fait de très fines baguettes de bois. Et au début, c'est celui-ci que nous avions élu grand gagnant. Gagnant rapidement déchu par la suite au profit de grandes têtes de balais dégotées dans une farfouille -merci Leyment-, car ces baguettes trop glissantes (très semblables à celles de Chiok) paraissaient impossibles à mettre en place. D'où le blocage.

Deuxième problème à résoudre: Comment, mais comment fixer la tête du balais au manche? Je vous entends venir d'ici, petits malins, "bah, il suffit de la coller!". Et bien non! C'est loin d'être aussi facile. En collant, nous aurions pris le risque que le balais soit trop fragile et que la tête se fasse la malle toutes les quinze minutes. En fait, nous avons usé d'une barre de fer fine insérée dans le manche. Mon père a percé un trou dans la tranche du manche et nous avons collé la barre de fer à l'intérieur. Le principe étant d'enfiler la structure en polystyrène dessus, comme une perle, et plus tard de l'y coller pour qu'elle ne bouge plus.

Pause de cinq ans...

 

Avril, Mai, Juin 2018:

Grosse faille temporelle que j'ai dû emprunter là!

En reprenant, il a fallu se remémorer toutes ces questions.

 

3/ Et la "Tête"?...

Aller hop! J'ai enlevé le scotch enroulé là depuis quelques années déjà, et j'ai commencé simplement par retailler le polystyrène pour diminuer son envergure, trop importante à mon goût, et lui donner une forme plus arrondie. Je l'ai recouvert de scotch et peint en marron, histoire qu'il passe incognito.

 

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On peut voir la barre de fer qui dépasse un peu en haut...

 

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Et là! J'ai dépiauté une des têtes de balais et en ai séparé différentes branches que j'ai collées tout autour du support. J'en ai superposé deux couches, fixées à l'aide de colle néoprène, pour m'assurer que le support ne soit pas visible à travers. Autre soucis, il m'a fallu enlever les extrémités trop épaisses des branches qui dépassaient du support.

 

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Nous l'avons aussi emballée bien serrée avec de la ficelle et humidifiée pour que les brindilles prennent la forme du support.

 

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Vous pouvez voir au premier plan les restes des brindilles et les grosses extrémités que j'ai coupées.

 

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Sans les grosses extrémités...

 

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Les branches restent maintenant bien en place!

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4/ Et pendant ce temps, le manche...

Pour finir le manche, nous avons acheté une superbe cire pour bois couleur acajou (j'ai vraiment beaucoup aimé la teinte de cette cire; regardez le rendu, si brillant, après la quatrième couche!) dont j'ai appliqué quatre ou cinq couches. Plus le nombre de couches de cire augmente et plus le résultat fonce, c'est à l'oeil. Et pour fignoler le tout, n'est-ce point! je l'ai frotté avec une brosse qui normalement est utilisée pour cirer les chaussures, afin de le nettoyer et de le faire reluire.

 

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Après la première couche. Ici aussi vous pouvez apercevoir la barre de fer, coincée dans l'étau à gauche.

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Après la quatrième couche, quelle brillance! Mes yeux!

 

5/ Trois Anneaux d'Or

Je ne vais pas pourvoir vous fournir des masses d'informations pour cette partie, tout simplement parce que ce n'est pas moi qui l'ai réalisée. Une fois de plus Brico Papa entre en jeu! Nous aurions pu ne faire qu'un anneau en véritable métal, et rajouter les deux suivants en tissu, juste pour faire illusion... Mais quand on commence quelque chose d'aussi pointu, autant s'y mettre à fond, non? Alors dans tout le bric-à-brac du garage nous avons déniché des barres de métal, que mon père a coupé et tordues pour leur donner une forme ronde. Les trois sont d'une largeur différente, si vous regardez bien l'original. De petits trous sont percés sur les côtés, par lesquels nous avons enfilé des vis destinées à maintenir l'anneau en place. Mon père les a ensuite soudées pour les fermer, en ayant ajouté sur le plus petit d'entre eux une patte sur laquelle nous accrocherions le support (décidément j'utilise beaucoup ce mot), en métal lui aussi.

 

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Les trois anneaux soudés.

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Si Chiok a réalisé ce support en nylon -si ma traduction était exacte-, ne faisant pas les choses à moitié, nous l'avons fait eeeennnn... métal, cela va de soi! C'est une tige en métal que mon père a tordue pour lui donner la forme adéquate. Le support a été fait en deux parties: la principale et l'arc de cercle qui est soudé et vissé sur la première. Restaient les deux pattes sur les côtés à ajouter. Normalement, elles sont en métal également, mais c'était une manoeuvre trop délicate; aussi avons nous opté pour du bois, en découpant deux morceaux d'un manche à balais -un vrai cette fois. Puis je les ai limés pour qu'ils aient la bonne forme. Nous avons fini par peindre le tout, d'abord avec une bombe de peinture blanche comme sous-couche, puis plusieurs couches de bombe de peinture dorée. Le résultat était superbe, bien au-delà de mes espérances!

 

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Les deux pattes en bois.

 

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Un coup de peinture blanche...

 

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6/ Détails, détails

Ou éternelles finitions... 

D'abord, j'avais décidé de peindre la tête du balais dans un marron qui se rapprochait plus de l'original. Fainéantise proscrite! Un flacon pshitt vide dans lequel j'ai ajouté mon mélange de marron et assez d'eau pour la diluer, de façon à ce qu'elle passe par le diffuseur, et le tour est joué. J'en ai passé plusieurs couches en m'assurant de bien recouvrir toutes la surface des brindilles.

 

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Peinture : check!

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Nous sommes passés à l'assemblage, détail qui n'en est pas vraiment un... il a fallu remettre la tête en place sur la tige de fer, la coller pour qu'elle ne tourne pas et positionner les anneaux à leur emplacement définitif. Quelques coups de visseuse plus tard, les vis sont en place.

Pour ce qui est de la fixation du support en métal, tout ce que je peux vous dire est que mon père a créé une butée avec une vis et un écrou pour le bloquer: cela l'empêche de se plier dans le sens inverse et permet au balais de tenir en équilibre sur le support!

En parlant d'équilibre, le poids du manche étant plus important que la tête (bois vs paille + polystyrène, faites le calcul), le balais ne tenais pas sur son support. La tête était sensée rester au sol et le manche en l'air; or le manche, plus lourd, tombait en avant et la tête se relevait à sa place. Il fallait donc ajouter du poids dans la tête. Une chance que celle-ci fût à moitié faite de polystyrène! Nous avons pris de courte tiges de métal bien lourdes que nous avons enfoncées à l'extrémité de la tête, dans les ouvertures laissées par la paille. Un soucis de réglé!

 

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Les brindilles qui dépassait sur le manche méritaient d'être reprises elles aussi. Leurs longueurs étaient irrégulières, ce qui laissait des espaces vides et disgracieux, comme si on avait déplumé, euh... dé-brindillé? le balais! J'ai donc triché un peu et découpé de petits morceaux de branches que j'ai insérés avec les autres pour combler les trous et égaliser l'ensemble. Après des retouches au pinceau, ni vu ni connu!

 

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Enfin, vous allez rire, j'ai passé quelques couches de... laque à cheveux, oui, oui, sur les brindilles du balais. Uno, pour qu'elles soient mieux collées ensemble et restent en place; segundo, pour faire lustrer et protéger la peinture.

Et pour finir, last but not least, j'ai réalisé le dernier détail, la touche finale: le logo Nimbus 2000. J'ai opté pour un pochoir, à vrai dire je craignais de n'être pas assez précise avec un simple pinceau. j'ai donc déterminé la bonne taille du logo, l'ai décalqué sur du papier cartonné et évidé au cutter. L'idée bien sûr était de pulvériser un peu de peinture dorée dessus pour imprimer le motif proprement sur le bois. Mais là aussi, problème: comme le manche est quelque peu incurvé, le scotch n'a pas plaqué suffisamment le pochoir dessus, et la peinture s'est répandus dessous, rendant le logo plus diffus que ce que j'aurais voulu. Cependant c'était tout à fait rattrapable, et je n'ai eu qu'à gratter l'excédent avec un cutter. J'ai répété l'opération pour le deuxième, et cette fois-ci mon père a plaqué le papier correctement pendant que je pshittais la peinture. Il était plus précis que le précédent!

 

 

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Premier logo

 

Et la voilà, notre créature. C'aura été une magnifique aventure!

 

 

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 Si tout cela vous paraît bien clair et simple à confectionner, détrompez-vous; car c'est ce que nous croyions nous aussi... au début! Même si ce tutoriel de Instructables nous a bien rendu service, nous nous sommes creusés la tête à notre manière, et avec le matériel que nous avions à disposition pour faire le plus beau balais possible. Certes, il n'est pas parfait, mais cela en valait largement la peine: à mes yeux, ce balais n'est pas une simple réplique du Nimbus 2000; c'en est un unique exemplaire, fait main pour l'amour du bricolage par deux artisans sorciers.

A la fin, nous nous attendions presque à le voir s'envoler ;)

 

 

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